Il est sans nul doute dans le tiercé des ministres qui font bouger leurs départements. Yaya Sangaré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, à la tête du département de la Communication commence à laisser des traces dans le sens de la perfection afin que les structures de prestation de communication soient de qualité et servent les populations qui les consomment. De l’ORTM à la HAC, en passant par l’AMAP, le GPAC, l’ASSEP, l’URTL et la Maison de la Presse, le message du Ministre Sangaré a été clair, à savoir qu’il y ait plus de performance, plus d’assiduité, plus de professionnalisme au service exclusif du peuple. Cette dynamique enclenchée se poursuivra-t-elle ? Voici cinq propositions pour que l’ORTM rende service aux Maliens.

Ancien ministre chargé des Maliens de l’Extérieur, ancien journaliste au prestigieux et emblématique journal Les Echos, secrétaire à la Communication du Comité Exécutif de l’ADEMA-PASJ, Yaya Sangaré est en terrain connu pour changer le visage du Mali dans le domaine de la communication dans tous ses moindres détails. Pour ce faire, il pourra commencer par l’ORTM qui passe aujourd’hui plus pour un media de propagande au service du prince du jour plus tôt qu’un précieux outil d’information, d’éducation, de sensibilisation et de formation.

Première proposition : l’adoption d’une nouvelle grille pour l’ORTM
Il faut nécessairement une nouvelle grille qui donnera plus de place aux débats politiques comme on le voit ailleurs, sur les sujets d’intérêt national. Ces débats ne doivent nullement être biaisés ni taillés sur mesure. Ils doivent être ouverts à tous ceux et à toutes celles qui ont une expertise avérée dans leurs domaines et qui peuvent apporter leur pierre dans la construction du Mali.

Et pour ce faire, on ne tiendra guère compte de leur appartenance ethnique, politique ou confessionnelle, mais de leur compétence. En plus des débats pour éclairer la lanterne des populations, il serait nécessaire de mettre dans la nouvelle grille des émissions éducatives, de santé, des nouvelles technologies afin d’être au diapason du monde moderne. Pour ne pas reléguer au second plan une frange importante de la population, il serait opportun d’envisager des émissions de divertissement, mais beaucoup axées sur la culture et aux chansons du terroir malien.
Sinon, le programme tel qu’il se déroule actuellement fait fuir les téléspectateurs et les auditeurs de l’ORTM pour d’autres chaines privées ou étranger.

Deuxième proposition : plus de professionnalisme du personnel
Le ministre Sangaré, en tant que journaliste, est attendu pour permettre aux agents de l’ORTM, journalistes comme techniciens, de se former davantage pour plus de professionnalisme afin d’espérer égaler les autres médias de la sous-région. La prestation de l’ORTM est en deçà de ce qui est attendu de lui, tant en termes d’images, de sons, de présentation du journal, d’informations saines et diligentes que de la conduite des quelques rares débats par les journalistes. Il faut alors beaucoup plus de professionnalisme, car on ne pourrait pas exiger de la qualité à des gens qui en ont moins ; et un niveau en dessous de la moyenne.

Troisième proposition : créer une synergie d’actions entre l’ORTM et les medias privés
Entendez par là, les medias audiovisuels privés pour non seulement avoir un œil sur les contenus des différents programmes des radios et de télévisions, mais aussi détecter des nouveaux et excellents talents afin de renforcer la qualité des ressources humaines. Au-delà de la qualité des ressources humaines, il est tout à fait loisible que la même activité soit retransmise simultanément par toutes les chaines pour qu’elle touche un plus grand nombre de citoyens. Nous avons remarqué ce partenariat entre les radios privées surtout pour couvrir des activités politiques ou religieuses. Il faudrait que l’ORTM soit aussi concerné pour plus de visibilité des activités gouvernementales.

En somme, la tâche qui incombe au ministre de la Communication et des relations avec les institutions, porte-parole du gouvernement est certes ardue, mais elle est loin d’être au-dessus de ses moyens. En tant qu’homme politique de premier plan, une occasion lui est donnée pour montrer au peuple ce dont il est capable.

Youssouf Sissoko

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